Et si on se foutait un peu la paix ? ♡

Après un bouleversement de vie, qu’il soit subi ou voulu, il est fréquent d’observer un regain d’intérêt pour le développement personnel.

Un changement dans notre vie nous amène souvent à remettre en question nos choix, notre façon de fonctionner, nos aspirations, nos attentes … Lorsque notre environnement proche change, nous avons tendance à vouloir adapter également notre être intérieur.

Selon moi, c’est surtout pour essayer de comprendre comment ce changement de destinée a pu se produire que nous sommes poussés à chercher les raison de ce bouleversement parfois brutal.

Oui, le changement peut être déstabilisant et nous avons besoin de réconfort. Que ce soit par le biais d’une thérapie, de la lecture, de ressources en ligne, de séminaires ou de coaching en développement personnel (très en vogue), voire même de l’ésotérisme, tous ces outils ont le même objectif : mieux se connaître. Et lorsque nous avons une meilleure connaissance de nous-mêmes, nous pouvons alors comprendre les mécanismes qui nous ont menés sur ce nouveau chemin de vie.

Cette introspection peut être enrichissante, voire épanouissante mais elle peut également être troublante et/ou dérangeante. Car ce que nous pensions acquis peut s’effondrer, et nous pouvons être amenés à prendre conscience de notre responsabilité (et non culpabilité) dans les expériences (et non les échecs) de notre parcours, ce qui peut être perturbant. 

Lorsque nous nous retrouvons seuls après une séparation ou un deuil, nous avons du temps à notre disposition. Ce temps est propice à l’exploration, à l’auto-analyse, au regard introspectif que nous portons sur nos pensées et nos actions passées. Par la suite, nous aurons tendance à vouloir analyser nos comportements, nos émotions face aux différentes situations qui se présentent, afin d’être sûr(e)s d’avoir évolué.

Le développement personnel devient alors une philosophie de vie. C’est une quête de bien-être, de positivité, qui peut prendre différentes formes : manger sainement, adopter une attitude positive, faire du sport, méditer, se connecter avec  la nature, utiliser des produits naturels, pratiquer le yoga, réduire les déchets, s’intéresser à la psychologie humaniste … Cela peut être une combinaison de ces éléments ou simplement une aspiration à laquelle nous voulons désormais nous consacrer.

Si notre état d’esprit tend vers l’optimisme et l’authenticité, c’est souvent pour fuir les drames, la négativité, la douleur, les impuretés. Nos coeurs et corps  ont souffert et à travers ces nouvelles habitudes, on donne un sens à la douleur éprouvée.

Cependant l’obscurité fait aussi partie de notre existence et nous ne pourrons pas toujours la rejeter, tout comme nous ne devons pas rejeter qui nous étions avant cette découverte de nous-mêmes. Nous ne devons pas avoir honte de la partie souffrante qui nous a fait, ou qui nous fait agir, d’une certaine manière.

La vie aussi belle soit-elle, continuera de nous infliger des moments difficiles et parfois nous aurons l’impression que tout le chemin parcouru a été inutile. Ce ne sera pas le cas. Peut-être que nous nous retrouverons face à un ancien schéma que nous avons tant essayé de corriger ou d’effacer. Et ce n’est pas grave. Cette recherche d’amélioration de nous-mêmes ne doit pas devenir un prétexte supplémentaire de rejet.

C’est pourquoi de temps en temps, vous avez le droit de faire une pause dans cette quête du bien-être à tout prix. Parfois il suffit de se détendre, accepter les choses que l’on ne peut pas changer et vivre … 

Cette idéologie de vie “positive” doit rester un plaisir et non une obligation. Elle doit être adoptée seulement si elle vous apporte de la douceur mais jamais si elle vous procure une pression dissimulée. 

Apprendre à s’aimer est un thème récurrent que vous retrouverez dans tous les manuels, sites de développement personnel mais cette bienveillance envers soi-même ne commencerait-elle pas déjà par accepter de ne pas toujours savoir s’aimer ?

De temps en temps, relâchons la pression, arrêtons de vouloir être meilleur(e)s que nous ne sommes déjà. Continuons à faire ce que nous aimons, sans chercher de rédemption quelconque.

Nous sommes parfaits dans nos imperfections.

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