Après une rupture, surtout lorsqu’on est parent, il y a ce moment un peu flou. Celui où l’on regarde autour de soi en se demandant : « Et maintenant ? » Ce moment où l’on sent que tout est à reconstruire, sans trop savoir par où commencer.

Ce n’est pas seulement une séparation amoureuse. C’est un bouleversement de repères, un rythme à réinventer, une image de soi à recoller doucement. Et ce n’est pas grave si l’on avance lentement. Ce n’est pas grave si certains jours on doute ou si d’autres on se surprend à sourire pour rien. C’est ça, la reconstruction. Une oscillation entre fragilité et force.

On croit parfois qu’il faut aller vite, qu’il faut tourner la page, qu’il faut prouver à l’extérieur qu’on va bien. Mais on n’a rien à prouver. Ce qu’on vit, c’est personnel, intime, profond. On ne refait pas sa vie comme on referme une porte. On la réinvente petit à petit, à son rythme.

« Il vaut mieux pour l’enfant voir des parents heureux et séparés que malheureux ensemble. »

Il y aura des moments d’élan, d’envie, d’ouverture. Et d’autres plus calmes, voire plus tristes. Il faut les accueillir tous. Se recentrer sur soi, retrouver des élans de plaisir simples, s’autoriser à respirer pour soi. C’est ainsi que, doucement, on se retrouve. Pas forcément comme avant. Mais peut-être un peu plus libre.

Et si tu es dans cette étape de ta vie, je te le dis comme je me le suis dit : tu n’es pas seul·e. Tu as le droit de ralentir, de tâtonner, de chercher du sens. Et un jour, presque sans prévenir, tu regarderas derrière toi avec tendresse. Et tu verras que tu t’es relevé·e. Que tu es vivant·e. Que tu es en train d’écrire une nouvelle page. La tienne.