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[ Et si on se foutait un peu la paix ? ]

Après un bouleversement de vie, subi ou voulu, il n’est pas rare de voir beaucoup de personnes s’intéresser au développement personnel.

En effet, un changement de vie implique souvent une remise en question de nos choix, de notre mode de fonctionnement, de nos aspirations, de nos attentes…
Notre environnement proche a changé, alors pour s’adapter on se dit que l’on doit également modifier ce qu’il y a, à l’intérieur de nous.
Mais je crois surtout, que c’est pour tenter de comprendre comment ce chamboulement de destinée a pu se produire que l’on est poussé à connaitre les raisons de ce désordre survenu parfois, brutalement.

Oui, le changement peut être violent, alors il nous faut trouver le réconfort là où il se trouve. Que ce soit en suivant une thérapie, en dévorant des livres, en s’appuyant sur les ressources du net, dans les séminaires et les coaching (très à la mode) de développement personnel et quelque fois même dans l’ésotérisme.
Tous ces outils ont le même objectif : apprendre à se connaitre.
Et quand on a une meilleure connaissance de soi, on peut alors appréhender les mécanismes qui nous ont conduits sur ce nouveau chemin de vie.

Cette introspection est très enrichissante, souvent même épanouissante, mais elle peut aussi se montrer troublante voire dérangeante.
Car ce que l’on pouvait penser comme acquis s’effondre, on peut être amené à prendre conscience de notre responsabilité (et non culpabilité !) des expériences (et non des échecs !) de notre parcours et cela peut être assez déstabilisant.

Quand on se retrouve seul(e) après une séparation ou un deuil, nous avons du temps à notre disposition. Ce temps est propice à cette exploration, à cette auto-critique, ce regard intérieur que nous portons sur nos pensées et sur nos actes passés.
Et par la suite, nous aurons tendance à vouloir déchiffrer nos comportements, nos émotions devant différentes situations qui se présenteront pour être sûr(e) d’avoir évolué.

C’est la course pour devenir la meilleure version de nous-même !

Le développement personnel c’est une philosophie de vie.

C’est la « healthy food », la positive attitude, la pratique du sport, la méditation, la connexion avec la nature, l’utilisation de produits naturels, le yoga, le zéro déchets, la psychologie humaniste… ça peut être tout ça à la fois ou juste une seule aspiration à laquelle on souhaite s’adonner.


Si notre état d’esprit se veut plus optimiste, plus authentique, c’est pour fuir les drames, la négativité, la douleur, la
noirceur, les impuretés…


Notre cœur a souffert et au travers de ces inspirations, il donne un sens à la douleur éprouvée.

 

Mais l’obscurité fait partie intégrante de notre existence et de l’humanité. Nous ne devons pas toujours essayer de la rejeter. Comme nous ne devons pas rejeter qui nous étions avant cette découverte de nous-même. Nous ne devons pas avoir honte de la partie souffrante de notre âme qui nous a fait, ou qui nous fait agir, d’une certaine manière.

 

La vie, aussi belle soit-elle, continuera de nous infliger des moments, des périodes compliquées, difficiles, et peut-être que parfois vous aurez l’impression que tout ce chemin parcouru a été inutile, absurde et vain. Il n’en sera rien. Mais peut-être que vous vous retrouverez face à un schéma comportemental que vous avez tant essayé de corriger.

Ce n’est pas grave. Cette recherche « d’amélioration » de nous, ne doit pas devenir un prétexte supplémentaire de rejet. 


C’est pourquoi, je crois qu’il est essentiel, de temps en temps de faire une pause, de cette quête du « bien-être » à tout prix.

 

Parfois il faut juste savoir se « foutre la paix ». S’arrêter, s’accepter et vivre.

 

Et surtout, cette idéologie de vie ne doit, en aucun cas, être une obligation ! 
Elle doit être adoptée seulement si elle vous met du baume au cœur mais jamais parce que c’est « tendance » « actuel » ou parce « qu’on vous l’aura conseillé » !

D’ailleurs, cela n’aura pas ou peu d’impact sur votre cheminement si l’envie ne vient pas de vous !

 

« Apprendre à s’aimer ».

C’est le thème récurrent que vous trouverez dans tous les « manuels » de développement personnel, mais cette bienveillance envers soi ne commencerait-elle pas déjà, par accepter, justement, de ne pas toujours savoir s’aimer ?

 

Lâchons la pression, arrêtons de vouloir être meilleur(e) que nous ne sommes déjà. Continuons à faire ce que nous aimons bien sûr, mais sans y chercher quelque rédemption que ce soit !

 

Nous sommes parfait(e) dans nos imperfections.

 

Avec toute mon affection,

Céline.

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