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[ Maman solo, 6 ans après ]

Maman solo, en garde alternée, c’est vivre les montagnes russes émotionnelles. Les drames des séparations, les joies des retrouvailles. La fierté des victoires, la peur de l’inconnu. C’est faire face à sa solitude extérieure mais aussi intérieure.

On gère un quotidien sans relais. Une semaine sur deux, c’est toute notre énergie qui est sollicitée et quelquefois nous restons en alerte sur les « choses à ne pas oublier » quand ce n’est pas notre semaine de garde, juste parce que c’est notre rôle de maman, de parent.

On jongle avec notre culpabilité omniprésente d’offrir une vie tronquée à nos enfants. Coupable aussi de de ne pas être assez fort(e), assez riche, assez parfait(e). Notre séparation a creusé un trou dans notre cœur et un fossé dans notre porte-monnaie. Il y a beaucoup de privations et de frustrations chez les parents solos.

Les projets restent à court ou moyen terme, il n’est plus possible de se projeter sur du long terme, parce qu’on l’a appris à nos dépends, la vie, elle peut tout chambouler du jour au lendemain. Il faut du temps pour se relever, du temps pour se reconstruire, du temps pour (re)faire confiance, du temps pour y croire de nouveau, du temps pour (re)aimer.

Etre un parent solo, c’est être en deuil. En deuil de sa relation de couple mais en deuil aussi de la famille idéalisée, celle pour laquelle on avait tant d’espoirs, tant de projets, quand on est tombée enceinte pour la première fois ! Et un deuil, ça peut être long… Chacun le vit à son rythme suivant son histoire et son parcours de vie.

On vit au jour le jour, on essuie une défaite, on savoure une victoire. Et puis au fil du temps, le cheminement commence à être plus doux, moins souffrant. On connaît le prix du bonheur ! Alors on s’en délecte quand il est là. Il est éphémère le bonheur, il s’en va, il revient. On ne le retient pas, on doit juste ne pas le rater quand il se donne à nous, quelques heures, quelques jours, quelques mois … par ci, par là…

Et le plus grand bonheur des parents solos c’est le temps, le peu de temps, mais le temps de qualité qui nous est accordé avec nos enfants. C’est une relation particulière qui se tisse, pour peu que la garde alternée ait commencé tôt. Un lien fort se crée dans l’adversité. Le parent et l’enfant subissent un traumatisme plus ou moins important au moment de la séparation et c’est ensemble que nous pouvons surmonter cette épreuve. Les enfants nous apporteront la force et la résilience nécessaires pour avancer. A nous de les soutenir, de les accompagner, de les réconforter dans cette transition délicate, en tentant de les protéger des conflits d’adultes qui doivent leur être épargnés à tout prix !

Etre parent solo c’est retrouver sa place de femme ou d’homme à part entière ; il nous est donné le temps et la responsabilité de prendre soin de nous pour pouvoir prendre soin d’eux.

« Ce qui enchante un enfant, c’est le bonheur dans lequel il baigne. Si vous souhaitez son bien-être. Travaillez à vous rendre heureux. »

Boris Cyrulnik

6 ans, à deux petits mois près … que cette vie c’est la mienne désormais. C’était hier et si lointain à la fois. Je suis la même et pourtant si différente . Je suis riche de tout ce que j’ai traversé. Les joies sont intenses, les peines sont passagères. Mon rôle de maman que j’affectionne tant, a toute sa place même à mi-temps. Je vous souhaite de trouver la vôtre !

Vous pouvez retrouver l’intégralité de mon échange, sur mon témoignage de maman solo, avec Tatiana, du blog « Chronique d’une Maman Débordée » sur son compte Instagram ! https://www.instagram.com/chroniqued1mamandebordee/?hl=fr

Prenez soin de vous !

Céline.

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