Absence maternelle : grandir sans repère, poser des mots
L’absence maternelle laisse des traces invisibles. Elle ne se mesure pas toujours en kilomètres : parfois, c’est l’esprit qui s’éloigne. Ce texte est une transmission, pour que mon fils sache ce que nous avons traversé et comprenne que j’ai essayé de le protéger, autant que possible.
Absence maternelle : quand l’amour manque de langage
Il existe des douleurs dont on ne revient jamais tout à fait. Nous avons appris à marcher au bord de l’abîme, comme si de rien n’était. Elle n’a pas été reconnue comme victime, rarement écoutée. Sans le vouloir, la souffrance s’est déplacée et a façonné nos vies.
Ce que la blessure fabrique
Elle ne savait pas aimer, parce qu’on ne lui avait jamais appris. Elle n’a pas su protéger, parce qu’on ne l’avait jamais protégée. Nous, nous avions simplement besoin d’elle. Aujourd’hui, je comprends ce qu’elle n’a pas pu être et ce que j’ai attendu trop longtemps.
Silences, cadres et renoncements
Certains se sont tus. D’autres auraient pu dire « stop », mais l’apaisement a pris la place du courage. Plus tard, lorsque j’ai demandé de l’aide, j’ai souvent rencontré le vide. J’ai proposé de comprendre ensemble, d’ouvrir une porte vers des mots et vers une thérapie. On n’a pas voulu essayer. J’ai tenu comme j’ai pu.
Choisir de soigner autrement
J’aurais pu sombrer. Pourtant, j’ai cherché à réparer. J’ai présenté des excuses, j’ai remis des choses en question. Ce travail ne guérit pas tout, cependant il change la trajectoire. Si tu traverses une période très sombre, des repères existent : ressources d’écoute et d’information. Et sur le blog, voici comment se relever après avoir touché le fond.
Être mère autrement
J’ai aimé mon fils pour deux, parfois trop. Je m’ajuste, j’apprends. Cette absence maternelle m’a poussée à inventer un autre langage de l’amour : plus clair, plus constant, plus tendre.
Nommer l’absence pour ne plus la porter seule
Grandir avec une absence maternelle, ce n’est pas comparer les douleurs. C’est poser des mots sur ce qui ne se voit pas. Oui, elle est vivante. Et pourtant, ce que j’ai perdu ne se retrouve pas. Si ces lignes te parlent, sache que je te vois. Je sais ce que c’est, et je te serre fort, en silence.
✨ L’absence maternelle ne dit pas tout de nous : nos choix, eux, écrivent la suite.
« À mes sœurs, celles qui ont traversé l’ombre à mes côtés : je vous porte en moi, toujours ️Et à toi, Papa… je sais que tu as fait comme tu as pu, même quand tu n’as pas su. Mais au fond, peut-être que tu as été le plus brisé d’entre nous.
»
