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Toujours coupable : chronique d’une pression ordinaire

Chronique grinçante

Toujours coupable :
chronique d’une pression ordinaire

Ou comment réussir à se reprocher à peu près tout, tout le temps, avec une constance qui force presque le respect.

Il y a un truc dans lequel on est vraiment fortes. Pas le sport. Pas la méditation. Pas le lâcher-prise.

Non.

La culpabilité.

On culpabilise d’être mère. Parce qu’on n’est jamais assez disponibles. Ou trop. Parce qu’on travaille trop. Ou pas assez. Parce qu’on dit non. Ou parce qu’on a dit oui alors qu’on n’avait pas envie.

On culpabilise d’être femme. D’avoir envie d’autre chose. D’avoir besoin de silence. D’avoir envie de plaire encore. (Et ça, apparemment, c’est déjà suspect.)

On culpabilise au boulot. De partir « un peu tôt ». Alors qu’on est arrivées plus tôt. De ne pas être concentrées à 100 %. Parce que forcément, il y a la maison, les enfants, la charge mentale… Mais ça, ça ne compte pas vraiment dans les horaires.

Le vrai talent caché ?
Réussir à tenir des journées entières, à penser à tout, à porter beaucoup… et malgré ça, trouver encore le moyen de se reprocher de ne pas en faire assez.

Et puis il y a la culpabilité du quotidien. La vraie. La constante. La tenace.

Avoir mangé trop. Ou pas assez « sain ». Avoir bu un verre. Puis deux. Avoir fumé « juste une ». S’être énervée. Avoir lâché. Ou ne pas réussir à lâcher.

On culpabilise même… de vouloir ne plus culpabiliser. C’est dire le niveau.

Et le plus beau dans tout ça ? C’est qu’il n’y a pas de médaille à la fin. Pas de diplôme de la « femme parfaite ». Pas de moment où quelqu’un arrive en disant : « C’est bon, vous avez validé. Vous pouvez vous détendre. »

Non. Le niveau augmente juste. Avec l’âge. Avec les responsabilités. Avec les attentes (souvent celles qu’on s’impose toutes seules, d’ailleurs).

Alors on fait quoi ?

On continue à courir après un idéal qui n’existe pas ? Ou on commence doucement à regarder les choses autrement ?

Parce que si on est honnêtes deux minutes… On fait déjà beaucoup.

On tient des journées entières. On gère mille choses en même temps. On essaie de bien faire, sincèrement.

Et peut-être que ça devrait suffire.

Mais bon. Demain, on culpabilisera sûrement encore. Parce que c’est devenu un réflexe.

Un peu comme respirer.

Sauf que celui-là, on pourrait peut-être apprendre à le désactiver. Ou au moins… à le faire taire un peu.

De temps en temps. ✨
Livre sur la culpabilité quotidienne et la charge mentale

Une lecture en écho à cette chronique

Un livre à découvrir pour prolonger cette réflexion autour de la pression intérieure, de la charge mentale et de cette tendance bien installée à se juger plus sévèrement que tout le reste du monde.

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